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Traversée de la plaine des sables

Traversée de la plaine des sables

Mardi 26 Juin 2012 - la journée des îlets

trail-head Etape n° 4 trail-head

  • Départ: Aurère (934 m)
  • Arrivée: Cayenne (575 m)
  • Distance: 9.3 km
  • Cumul: 58.4 km
  • Durée (sans pauses): 3h58
  • Dénivelé: +602 / -975m
  • Cumul: +4076m / -3579m
  • Profil:
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Aurère – Cayenne

îlet à Bourse. C'est sûrement là que se trouve la banque de Mafate!L’étape de jour est nettement plus courte et avec moins de dénivelé que les précédentes, et on ne va pas s’en plaindre : nous pourrons un peu récupérer. Notre itinéraire va nous faire traverser plusieurs îlets du cirque de Mafate, qui sont de petits hameaux sans voies de communications et qui vivent en quasi autarcie : Îlet à malheur, la Plaque, îlet à Bourse, Grand-Place et Cayenne.

C'est le gentil facteur, sur son vélomoteur... Ah ben non, lui, il va à pied.Il fait assez froid le matin, et la gardienne du gîte arbore un chapeau de paille confectionné par sa mère, pour – nous dit-elle – garder sa tête au chaud. Mais vu sa chevelure généreuse, je doute que le chapeau puisse l’isoler d’avantage. D’ailleurs quand je dis qu’il fait froid, tout est relatif : nous partons tout de même en t-shirt et short, mais à voir les habitants d’Aurère emmitouflés dans leurs vestes polaires, on s’attendrait presque à voir la neige tomber. La gardienne du gîte nous prévient que nous allons probablement croiser le facteur qui parcourt le cirque à pied selon un trajet hebdomadaire. On espère pour lui qu’aucun habitant ne se soit commandé une TV par correspondance...

Un chou chouchou!Depuis Aurère, le sentier commence par descendre vers une rivière. Le sol est couvert de plants sauvages de chouchous qui poussent comme de la mauvaise herbe. Nous sommes à chouchou-land, et on s’attend donc à voir Thierry surgir du feuillage. Les îlets sont généralement situés en hauteur sur des plateaux séparés entre eux par des ravines, ce qui fait qu’il y a tout de même un dénivelé appréciable, car il faut régulièrement descendre jusqu’à une rivière pour remonter de l’autre côté.

Un promontoir bien placéLe chemin nous mène jusqu’au gîte de Cayenne que j’ai choisi pour son superbe emplacement. Nous étions en effet aussi restés à Cayenne en 2009, et l’endroit est tout simplement impressionnant : sorte de plateau au centre d’une plus grande dépression, qui donne à la fois la sensation d’être en hauteur (on surplombe la rivière des galets) et également d’être dominé par des pics acérés et des falaises.

Vu la courte durée de l’étape, nous arrivons très tôt au gîte, qui n’ouvre qu’à 15 heures, mais cela nous laisse le temps de se poser sur la terrasse et d’admirer la vue. A 15 heures une personne arrive pour nous donner les chambres. L’accueil est assez froid pour ne pas dire glacial, et c’est à peine si la gardienne décroche 2 mots : « les douches sont là-bas » (ah ben en fait, c’est 4 mots). Je demande si on peut acheter des boissons (par cette chaleur, une bière serait la bienvenue), mais elle me dit qu’elle ne vend rien (pourtant il y a 3 ans, on avait bu une bière sur cette même terrasse. Si si, lisez plus bas!). Venez, car tout est prêtLa bizarrerie de l’accueil se poursuit lors du repas puisqu’à l’heure indiquée, la porte de la salle-à-manger s’ouvre, et du temps que nous et les autres personnes présentes entrions, la dame avait déjà disparu et les plats étaient sur la table, comme si les gardiens voulaient éviter tout contact avec leurs hôtes. Cela me semble très bizarre, car l’association des gîtes de montagne de la réunion devraient employer des personnes aimant le contact avec les clients pour gardienner leurs gîtes ! Ceci dit le repas (dont un excellent porc boucané) était délicieux

A défaut de discuter avec les gardiens, nous conversons avec les autres clients. Il y a un couple d’Allemands qui est très surpris de découvrir que je parle un peu d’allemand car ils ne semblent pas rencontrer beaucoup de personnes parlant leur langue ici. Quand je leur dis que je suis Suisse ils comprennent mieux, puisqu’à l’inverse des Français, nous ne boudons pas les langues « étrangères » (je me comprends). Il y a aussi deux opticiens, dont l’un a des lunettes au design assez particulier et avant-gardiste.

Jeudi 9 Juillet 2009 - Des Îlets perdus dans la verdure

Aujourd'hui nous partons pour une journée plus tranquille, puisqu'il y aura nettement moins de montée. Chapelle d'Îlet à MalheurNotre chemin nous conduit à travers plusieurs "Îlets" de Mafate: partis d'Aurère, nous traversons Îlet à Malheur, Îlet à Bourse, la Plaque, Grand Place, et finalement Cayenne. Ces petits villages coupés du monde et sans aucune route sont très jolis à traverser avec leur belles cases colorées. Samuel fait l'abrutiA 3 reprises, l'itinéraire descend vers des rivières qu'il faut traverser. Un passage se fait sur un pont, un autre à gué sur les pierres, et le meilleur : par une passerelle suspendue, l'occasion d'esquisser quelques pas de danse dignes du ballet Béjart. Vers Grand-Place, nous suivons un panneau "Boulangerie-Boutique" pour faire quelques courses. L'opportunité de trouver du pain frais nous réjouis, mais malheureusement, la partie boulangerie de l'échoppe ne consiste que d'un congélateur. Il est vrai que ces Îlets ne doivent pas être assez peuplés pour qu'un vrai boulanger s'y installe. la dodo lé laQu'à cela ne tienne, nous profitons de la magnifique vue offerte par la terrasse de cette boulangerie-boutique-gîte (le Pavillon) pour boire une dodo fraîche.

Il est 12h30 lorsque nous atteignons Cayenne. Juste l'heure de manger, en compagnie d'un chat assez téméraire dans ses tentatives de vol de nourriture. On se pose vers une chapelle. Un employé de l'ONF rencontré au gîte de Grand-Place nous avait indiqué l'existence d'un terrain de camping vers la chapelle, mais à part quelques m2 herbeux juste à côté du bâtiment, nous ne voyons rien... Ayant repéré une autre chapelle avec source sur la carte, Matteo se propose d'aller y faire un tour pendant que je garde les sacs. Il revient peu convaincu par l'odeur d'urine qui règne là-bas.

Le gîte de Cayenne étant juste à côté, on décide d'aller y faire une petite pause boisson. La terrasse du gîte est située à flanc de falaise avec une vue plongeante sur la rivière des Galets encadrée par d'imposants flancs rocheux. L'endroit est vraiment paradisiaque, et on se dit que l'on pourrait bien y rester pour la nuit. Mais tout à coup, une marcheuse de 35-40 ans débarque, suivie de 2 dames plus âgées. un chien sanguinaireLe chien du gîte, un vieux bâtard à l'air inoffensif se dirige vers la plus jeune des 3 qui lui adresse la parole : "tu ne me mords pas, hein?" avant de crier à qui veut bien l'entendre (c'est à dire personne, donc) : "A qui est ce chien?" dans l'indifférence totale des personnes alentour, avant de commencer de soliloquer que son seul problème en voyageant seule, ce n'est pas la langue, pas les gens, mais les chiens, et blablabla et blabla bla (ad lib). une  
douche chaudeL'arrivée de cette bruyante tête à claque nous donne envie de prendre nos jambes à notre coup, mais pas avant d'avoir demandé où se trouvait le camping.

Nous trouvons l'entrée du camping qui était littéralement sous notre nez durant notre pique-nique, mais de l'autre côté de la chapelle. Nous nous installons au calme, et une fois encore, dans un décor grandiose. L'accueil est très chaleureux, on nous offre l'apéro, et il y a des douches chaudes et WC. Que demander de plus?

Photos, carte et profil

Photos 2012

Chapelle de l'îlet à Malheur

Chapelle de l'îlet à Malheur

Massif de Bambou dans le cirque de Mafate

Massif de Bambou dans le cirque de Mafate

Entre Grand-Place et Cayenne

Entre Grand-Place et Cayenne


Photos 2009

Dans le cirque de Mafate

Dans le cirque de Mafate


Profil de l'étape du jour:


profil étape 04


Carte de l'étape du jour: