De végétal à minéral…

Au réveil, même topo que le soir: temps écossais de catégorie 3. Mais tout d’un coup, le soleil fait une timide apparition, le temps d’apercevoir les montagnes environnantes et de s’assurer que nous sommes toujours à la Réunion. Quand on part, le soleil est bien là: tant mieux! La plaine des Cafres se présente donc sous un jour bien meilleur, et il est très agréable de progresser le long du sentier. Il y a certes un passage un peu boueux, mais ce n’est rien comparé à hier.

L’itinéraire commence sur des prairies grasses sur lesquelles se prélassent des troupeaux de vaches. Pour passer de champs en champs des échelles en V inversé de 4 ou 5 marches permettent de franchir les clôtures. Si certaines sont en bois massif et facile à passer, d’autres en métal et mal fixées sont plus délicates à négocier. Il est certain que les vaches ne savent pas gravir les échelles, mais (c’est en tout cas le cas de leurs consoeurs helvétiques), elles ne devraient pas non plus être capable de franchir ces petits tourniquets qui poussent dans nos champs, et ces derniers sont tellement plus agréables à franchir pour les piétons.

Un fier conquérent à la conquête du Piton de la Fournaise.

Il y a 900m de dénivelé à franchir pour atteindre le gîte du Volcan où nous dormirons ce soir (l’absence de point d’eau et de ravitaillement nous pousse à temporairement abandonner le camping). Mais une fois n’est pas coutume ce dénivelé s’effectue en pente douce, sur un chemin facile à parcourir. Au fur et à mesure de notre progression, nous quittons le paysage essentiellement végétal de la plaine des Cafres pour un monde de plus en plus minéral, bien que la verdure demeure encore bien présente.

Le volcan reste bien caché jusqu’à ce que nous parvenions à l’oratoire Ste Thérèse où nous pique-niquons. De là, superbe vue sur la plaine des sables et le volcan, même si la brume s’amuse à nous cacher la vue de temps en temps… Lors de la traversée de la plaine des sables, la végétation s’efface presque totalement. Des cristaux de glace sur le sol laissent à penser qu’il ne fait pas chaud la nuit par ici.

Le sentier pédestre traversant la plaine des sables.

Nous arrivons au gîte avec le soleil, mais les nuages ne tardent pas à nous englober. Souper au gîte le soir: le repas nous apparaît princier par rapport à nos habituels pâtes ou riz. Nous allons ensuite rapidement nous coucher, car cette magnifique étape sous le soleil nous aura tout de même bien fatigués: après le rhum arrangé accompagnant le dessert, nos yeux se fermaient tout seul.

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