Bad Step

Trajet : Sligachan – Sligachan (boucle dans l’île de Skye) : 68 km

La tempête a continué pendant une bonne partie de la nuit, par contre le matin, pas question de dormir un peu, puisque avant 8h00, l’équipe de “Monodent” a décidé de s’écouter un CD d’un troubadour écossais qui chante en roulant les r et raconte des histoires (en roulant les r aussi bien sûr). Ceci a déclenché nos deux autres voisins motards qui ont décidé de faire chauffer leurs Harley en mettant des gaz, histoire de réveiller tout le camping. La tempête partie, ce sont les midges qui font leur apparition, et la mode “tête dans le sac” fait son grand retour en force sur le terrain. “Monodent” avait d’ailleurs mis le sien de travers.

Marche le long de la côte de l’île de Skye

Nous partons ensuite pour une marche d’une journée (cette fois avec carte et GPSr) sur la côte aux pieds des montagnes Cuillins. L’itinéraire est recommandé par le Lonely Planet et décrit comme “facile”. Mais bien vite, nous avons affaire à un petit problème : une rivière coule devant nous mais il semblerait que quelqu’un ait omis d’y construire un pont. Nous choisissons donc l’endroit où elle est le plus large pour traverser, afin de minimiser la profondeur et le courant.

Il semble qu’il manque un pont à cette rivière. Heureusement l’eau n’est pas froide, mais les cailloux sont glissants!

On enlève nos chaussures et nous nous aventurons dans l’eau, heureusement pas trop froide. Toutefois, le courant est assez fort, et nous avons de l’eau jusqu’au genoux. De plus, il semblerait qu’un petit rigolo ait passé toutes les pierres du lit de la rivière au savon noir, car c’est extrêmement glissant. Nous traversons tant bien que mal les 15 m de la rivière, pour ensuite s’apercevoir que nous l’avons franchie à un endroit que la mer recouvre à marée haute. Il nous faudra donc trouver un autre point de traversée au retour.

La suite du chemin suit la côte aux pieds des montagnes dans un terrain saturé d’eau : un vrai marais en pente! (il n’y a qu’en écosse que ça se trouve ça!). Le but de notre randonnée est maintenant en vue : une vallée encaissée entourée de pics acérés et au fond de laquelle se trouve un petit loch. Il reste tout de même un petit obstacle à franchir : une masse rocheuse suspendue au-dessus des flots et nommée le Bad Step. Sur la carte, le chemin s’arrête d’un côté du bloc de rocher et reprend de l’autre, sans informations sur la manière de négocier l’obstacle. On le contourne par le haut en crapahutant dans les rochers, puis nous arrivons aux portes du loch Coruisk, le but de notre sortie.

Arivée au Loch Coruisk. Il reste à franchir le Bad Step

Nous nous apprêtons à pic-niquer tout en savourant le magnifique panorama chèrement gagné, lorsque nous nous apercevons que l’endroit grouille de touristes : un petit malin les amène en bateau pour £13. Maigre consolation : nous occupons le plus beau point de vue, qui reste inaccessible pour les touristes venus en bateau, car séparé par une rivière.

Le magnifique panorama des abords loch Coruisk valait bien l’effort

Au retour, Florent remarque une fissure qui court le long du Bad Step et qui doit être le passage officiel. Les pieds sur la fissure, les mains contre le rocher, 5m de vide puis l’eau (probablement assez froide), voilà la situation de laquelle Florent m’a extrait en faisant le singe acrobate pour me dire où poser les pieds. Autant dire que l’on n’a pas croisé grand monde sur cet itinéraire! Au camping, la mode tête dans le sac bat toujours son plein, sans pour autant que nous prenions part aux réjouissances. Certains arrivent même à boire et à fumer à travers leur accoutrement. Par contre, nous n’avons vu personne manger…

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