Que de vent !

Première étape de la journée : Maligne canyon, une étroite gorge formée dans la roche calcaire. Cette étape assez touristique est un peu saturée, mais dès que l’on s’éloigne un peu du parking le long du sentier de 2.5km, la densité de touristes diminue exponentiellement, comme le veut la loi Grogg-Spira-Calzascia-Günter-Rosset décrivant la densité de touristes D(x) (touristes/m^2) en fonction de l’éloignement x du parking (en mètres). Dans sa version simplifiée, on peut l’exprimer par :


où B (touriste/m^2) est un paramètre difficile à évaluer, représentant la densité initiale de touristes au parking, et qui dépend de l’attrait touristique de la promenade, de la météo, du prix du pétrole, de la stabilité géopolitique et de l’humeur du facteur. Lambda (m) est la longueur diffusive moyenne et représente la difficulté du sentier. Une estimation acceptable de ce paramètre est la longueur du sentier qu’il est concevable de parcourir en tongs sans avoir mal aux pieds.

Sur la crête des Bald Heads
Sommet des Bald Heads, au-dessus de Maligne lake

Une fois la balade terminée, et après avoir appris que les ours mangent 40 gallons de baies par jour (ça paraît beaucoup quand même…), nous nous mettons en route pour Maligne lake. De là, nous partons pour 650 m de dénivellation vers le sommet des Bald Heads et sa crête qui nous offre un superbe panorama sur le lac et les montagnes environnante. La longueur diffusive moyenne de cette marche étant extrêmement courte, on n’y croise que de véritables marcheurs. A environ 2300m, le vent souffle sauvagement, et il nous faut rajouter quelques couches de vêtements. Mais comme hier, la vue valait grandement l’effort. D’ailleurs, pour nous auto-récompenser de notre ascension, nous achetons pour le soir des steaks encore plus gros que le jour précédent.

Ça souffle! On ne tient presque pas debout!

Arrivés au camping, nous constatons que nos voisins immédiats sont partis… sur l’emplacement d’à côté ! Ils ont probablement dû trouver que l’on faisait trop de bruit (il faut dire que Spirou n’a toujours pas appris à rire discrètement) et ont demandé à être relocalisé. Le camping étant plein, ils n’ont pu être décalé que d’un emplacement. Évidemment, hier, ils s’étaient mis au lit à l’heure où on a commencé à manger. Ce soir on essayera de baisser un peu le volume…

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