Will Yum Tell

Waihohonu – Whakapapa village – Rotorua

D’après la météo du gardien, le temps devrait aller en s’améliorant et vu qu’il a arrêté de pleuvoir pendant le petit-déjeuner, tout les espoirs sont permis. Lourde erreur, puisque peu après notre départ, il se met à pleuvoir un peu, puis beaucoup pour bien sûr terminer par « à la folie » pendant tout le reste du parcours. Daniel, avec son appareil de photo étanche trouve tout de même l’occasion d’immortaliser quelques scènes.



Nous parcourons assez rapidement les 15 km de l’étape et sommes bien contents d’arriver à la voiture. A peine avons-nous quitté la montagne que le temps s’améliore, et lorsque l’on s’arrête à Turangi pour dévorer d’énormes burgers, il fait beau et chaud et nous pouvons manger dehors.

Nous continuons ensuite jusqu’à Rotorua, la ville qui sent l’œuf. Après s’être douchés, nous profitons du soleil pour faire sécher nos affaires trempées puis allons nous balader dans le parc Kuriau et ses nombreuses mares de boue qui bouillonnent dans une odeur soufrée. Le restaurant dans lequel nous nous arrêtons le soir a un burger nommé Will Yum Tell à la carte. Mais à bien y réfléchir, il est tout à fait possible que Wilhelm Tell, après avoir tendu son embuscade à Gessler et ses hommes au chemin creux a été contraint de s’exiler pour se soustraire à la vindicte des Habsbourg. Peut-être a-t-il choisi le Vietnam comme terre d’accueil et il a légèrement modifié son nom pour se fondre à la population locale (quoiqu’une arbalète et une grosse barbe d’armailli, ça trahit pas mal). Même si ce burger est sûrement « yummy » on prend autre chose, ayant déjà eu du burger à midi.

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Un dangereux prédateur!

Mangatepopo – Waihohonu

Encore de dangereux prédateurs en Nouvelle-Zélande!

Il a plu toute la nuit et le temps est passablement bouché. Nous commençons l’étape sur le chemin emprunté la veille et vu la visibilité réduite ce fût une bonne idée d’avoir triché hier sur l’étape suivante. Passé Emerald lakes, nous entrons dans une zone de « volcanic flying rocks » et il ne faut pas s’arrêter sous peine d’être attaqué par ces créatures redoutables qui fondent sur les touristes et se repaissent de leurs entrailles encore chaudes. Le club de golf du randonneur croisé hier, paraît du coup nettement moins incongru, et nous pouvons donc ajouter « roches volcaniques volantes » à notre liste de prédateurs sanguinaires (en plus de sandflies et Nazgûl, comme déjà mentionné) présents dans un pays sensé en être exempt.  Nous arrivons à une cabane vers midi et en profitons pour pique-niquer à l’intérieur vu le temps exécrable. La météo s’améliore dans l’après-midi, et nous pouvons même ranger nos imperméables !

En fin d’après-midi nous arrivons à la cabane/camping de Waihohonu. La cabane (dont on peut utiliser la cuisine) est toute neuve et spacieuse. Après le club de golf aperçu hier, nous avons quelques autres objets étrange à ajouter à notre liste « matériel inutile en randonnée », puisque nous croisons une américaine avec son hula hoop, un objet décidément difficile à transporter, ou encore ce jeune allemand qui a une énorme lampe de « poche » de tempête à poignée et une casserole standard de cuisine, bien lourde avec un manche inamovible. Faut avoir de la place pour mettre tout ça dans son sac.

Sur le distributeur de PQ des WC de la cabane, un autocollant disait « fourni avec fierté par » et le nom d’une entreprise. C’est bien si l’entreprise en question tire une certaine fierté de son savoir-faire en fabrication de distributeur de PQ…

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Un sel qui nourrit… les conversations!

Taumarunui – Whakapapa Village – Mangatepopo

Un court trajet nous amène jusqu’à Whakapapa village, le départ du trek circulaire « Tongariro Northern Circuit ». Malheureusement la météo ne s’annonce franchement pas favorable. Mais aujourd’hui au moins, il ne devrait pas pleuvoir. Contrairement aux 2 itinéraires précédents, sur celui-ci les campeurs sont autorisés à utiliser les cabanes, ce qui s’avérera bien pratique.

En route!

L’étape du jour ne dure que 3 heures et nous arrivons assez rapidement à la cabane/place de camping de Mangatepopo. Etant donné que l’étape du lendemain devrait être la plus spectaculaire point de vue du paysage, mais que la météo s’annonce atroce sans visibilité, Florent propose que l’on poursuive jusqu’au camping suivant. Le ranger tente de nous changer de camping par radio, mais le suivant est malheureusement déjà complet, et il nous faut donc passer la nuit à Mangatepopo. Nous décidons tout de même de poursuivre sans le sacs sur quelques km pour profiter du panorama. Pour finir, ça nous prend plus de 3 heures, mais cela valait bien la peine, puisque nous avons bien pu profiter des magnifiques paysages.

En direction de Red Crater

Sur le chemin nous croisons un randonneur avec un club de golf qui dépasse de son sac. Il ne semble pas que ce soit l’objet le plus utile à prendre pour une marche, mais étrangement, nous verrons pire demain ! Nous faisons demi-tour au Red Crater, après avoir pu admirer Emerald lakes juste avant que tout ne se bouche définitivement.

Red Crater

De retour au camping, le ranger nous dépanne en nous donnant du sel que nous avons oublié d’emporter (pas bien grave), de même que les biscuits (très grave!). D’ailleurs en parlant de sel, un mystère qui nous a intrigué tout au long du voyage et qui revenait régulièrement sur le tapis à n’importe quel moment était l’illustration sur notre boîte de sel Cerebos. Il s’agit de la phrase « See how it runs » couplée à l’illustration d’un enfant courant avec une salière à la main et une sorte de tache non identifiée à ses pieds. Parmi les différentes interprétations que nous avons données au dessin, deux versions semblaient sortir du lot, même si ni l’une ni l’autre n’a jamais obtenu la majorité absolue. Version a) voulait que la phrase « see how it runs » se réfère à l’aisance avec laquelle le sel sort de la salière, et que dans ce cas l’enfant vide du sel sur le sol pour tester ce fait. Dans ce cas, la tache blanche à ses pieds est simplement une flaque de sel. Les opposants à cette théorie ont pointé du doigt le fait que l’enfant est visiblement entrain de courir, et que s’il vidait une salière en même temps, il devrait donc laisser derrière lui une traînée, et non un tas à ses pieds. Selon la version b), l’enfant serait entrain de courir après un poulet tout en lui jetant du sel dessus et le « see how it runs » décrit la fuite éperdue du poulet qui sait bien qu’après être salé, il a de fortes chances de passer à la casserole. Deux contrarguments ont été avancés pour cette version : d’une part, si la forme non identifiée aux pieds de l’enfant peut vaguement ressembler à un poulet, il s’agirait d’une variété de poulet-dromadaire, étant donné sa bosse dans le dos (contre-contre-contrargument : c’est l’aile), et d’autre part tout le monde sait qu’il faut de toute façon déjà tuer et plumer un poulet avant de penser à l’assaisonner, même en Nouvelle-Zélande, où les gens ont la tête en bas et font tout à l’envers. Donc l’action du gamin n’a pas de sens. Quoiqu’il en soit, un point qui mettait tout le monde d’accord, c’est que quelle que soit la vérité, l’action du mioche est tout a fait répréhensible. Selon version a) il gaspille de la nourriture, et selon version b) il stresse un animal en lui jetant du sel dessus. Espérons qu’il n’est pas cruel au point de lui en lancer dans les yeux !

Nous avions prévu d’écrire au fabricant pour nous éclairer, mais de retour en Suisse, il m’a juste fallu consulter Wikipedia pour trouver la vérité. Il se trouvait qu’il y avait un peu de vrai dans les deux variantes… En tout cas qui aurait cru en l’achetant que notre sel allait non seulement assaisonner nos aliments, mais aussi nourrir nos conversations !

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Une chèvre et un caniche pour présidents!

Koitiata – Taumarunui

Départ pour le parc Egmont nommé d’après le volcan éponyme qui trône solitaire au milieu d’une plaine. Selon la légende maorie (ou Lonely Planet qui a peut-être tout inventé) il semble que le mont Taranaki (nom maori de Egmont) habitait autrefois avec les autres volcans (Tongariro, Ngauruhoe et toute la clique) au centre de l’île. Mais l’imprudent fût surpris avec l’amante de Tongariro et dût s’exiler pour éviter le pire. Les éruptions sporadiques de Tongariro (par exemple fin novembre 2012) sont un signal d’avertissement pour que Taranaki ne s’avise pas de rentrer au bercail. Je suis sûr que les kiwis aussi préfèrent qu’il reste à sa place.
Le volcan est bien visible longtemps avant que l’on arrive à son pied, et lorsque l’on sort de la voiture pour une petite balade dans le parc national, on est sur ses flancs et on ne le voit plus très bien, d’autant plus que des nuages commencent à couvrir le sommet. D’ailleurs notre petite promenade nous balade à travers la jungle et l’on perd complètement la montagne du vue, mais alors, quelle végétation. Ce n’est que lorsque l’on repart et que l’on emprunte la forgotten world highway et son nombre incalculable de virages que l’on peut revoir l’impressionnante silhouette du volcan.

Pont suspendu, Egmont National Park

Parmi les curiosités de la forgotten world highway (milliers de colines, villes fantômes, un tunnel), on notera le village de Whangamomona, qui s’est déclaré indépendant en 1989 suite à un désaccord sur une réorganisation des limites de régions (qui du coup les forçaient à devenir supporter d’une autre équipe de Rugby). Parmi les 4 présidents ayant servi depuis la création de la république, on notera la chèvre Billy Gumboat qui gagna l’élection en 1999 après avoir mangé les bulletins de votes de ses adversaires, et Tai le caniche qui démissionna après une tentative d’assassinat envers sa personne.

Mont Egmont ou Taranaki

Nous continuons jusqu’à Taumaranui où nous mangeons dans un restaurant Thaï, faute d’avoir trouvé le steak house qui sert des steaks énormes et distribue des médailles à ceux qui arrivent à finir, pour le plus grand désespoir de Florent.

The Texas ranger and the tempting twin

Blenheim – Picton – Wellington – Koitiata

Après un petit-Déjeuner à Blenheim et un petit tour dans la ville, nous nous apprêtons à partir pour Picton que l’on doit atteindre à midi pour prendre le ferry de 13h00. Mais en prenant les papiers du ferry, nous nous apercevons avec stupéfaction que la greluche incapable d’Apex à Nelson s’est trompée d’heure dans la réservation, et que notre billet était pour la traversée du matin. S’en suit une conversation téléphonique qui ne mène à rien, car tout ce qu’elle arrive à dire se résume à « Le service client est mon métier, et en conséquence je ne fais jamais d’erreur, tant pis pour vous. » Heureusement, lorsque nous arrivons à Picton, la compagnie du Ferry nous déplace sans problème sur le bateau de 13h00.

Queen Charlotte sound

La traversée entre l’île du Sud (Picton) et du Nord (Wellington) dure 3h00. La première partie du voyage se déroule dans l’étroit passage du Queen Charlotte sound, puis nous traversons le détroit de Cook qui sépare les deux îles. Une fois arrivés à Wellington, nous partons directement au Nord, en direction du mont Egmont. On s’arrête au bord de la mer pour la nuit, à 2 pas d’une plage orientée à l’Ouest qui nous permet, cette fois, de bénéficier d’un magnifique coucher de soleil sur la mer.

Le camping est assez sommaire mais possède une petite bibliothèque où les gens de passage peuvent laisser un livre et en prendre un autre. Les titres disponibles ont l’air très intéressants : «The Texas ranger and the tempting twin» «He is just a Cowboy» ou encore «The Laws of attraction». Mais à quoi sert la littérature de gare dans un petit village dépourvu de ligne de train?

La lune se montre à Koitiata

Torrieux, j’comprends rien !

Okarito – Blenheim

Nous continuons notre route vers le Nord pour aller prendre le Ferry. Il s’agit donc d’une journée essentiellement routière. Nous nous arrêtons à Pancake rocks, un lieu décidément très touristique où le flot de visiteurs est canalisé sur un parcours bétonné bien défini. Nous poursuivons ensuite jusqu’à Blenheim où nous passons la soirée dans un restaurant allemand en s’entraînant aux langues étrangères : allemand et… québécois !

Sauvés: la cafetière est réparée!

Wanaka – Okarito

Départ pour la côte Ouest aujourd’hui via le col de Haast. Mais d’abord, 2 petits détails à régler. D’une part poster mes cartes postales qui arriveront finalement en Suisse le 26 Mars 2013, soit plus de trois mois plus tard ! Ensuite, il nous faut aussi racheter un joint pour la cafetière que j’ai malencontreusement fait fonctionner sans eau, ce qui n’a pas été du goût (à prendre au sens propre !) du joint en silicone.

High 5 pour le ranger de Franz-Joseph. C’est le frère jumeau de celui du glacier Fox.

Après avoir conduit quelques mètres à droite à la sortie d’un pont à 1 voie, nous arrivons au glacier Fox, puis à celui de Franz-Joseph. Dans les 2 cas, nous marchons du parking à la langue glacière, ce qui s’avère être le tour touristique typique. Go back to the wrong side of the road! Florent propose de trouver un camping au bord de la mer pour pouvoir assister au coucher de soleil sur l’eau. Nous nous arrêtons donc à Okarito, au bord d’une belle plage déserte. Le gps nous annonce un coucher de soleil à 20h44 et cette fois, je sais que je peux lui faire confiance (c.f. 14.07.2009)! On prend l’apéro et préparons le souper (ratatouille et agneau sur le BBQ électrique du camping !) et nous loupons le coucher de soleil ! D’une part nous n’avions pas fini de manger, et d’autre part, le soleil est allé se coucher derrière un monticule à notre gauche et non sur la mer pour une raison qui m’échappe encore (oui, je sais que nous sommes dans l’hémisphère Sud !) même en regardant la position du camping sur une carte !

C’est haut!

Te Anau – Wanaka

En route pour Queenstown et une activité un peu spéciale puisque j’ai reçu un bon pour un saut à l’élastique de la part de mes collègues kiwis lors de mon départ. Ouaaa, super cool / mon Dieu, c’est effrayant ! Daniel se porte candidat pour m’accompagner. Florent lui a déjà sauté une fois et ne souhaite pas recommencer (voilà de quoi nous rassurer !). Il nous accompagne donc comme spectateur et photographe.

Remontée

Nous nous présentons donc chez AJ Hackett (il semble que pour travailler chez eux il faut porter la moustache. Pour les hommes au moins) et répondons à quelques questions avant de signer une décharge complète : quoiqu’il arrive ils y sont pour rien et c’est de notre faute. Espérons donc qu’ils sont un peu plus compétents que feu Adventure World en Suisse qui avait écrasé un client en bas d’un saut après avoir pris un élastique trop long (et ce quelques années après avoir noyé plusieurs clients lors d’une sortie en Canyoning).

Nous sommes pesés, repesés et re-repesés, et notre poids est écrit en gros et en rouge sur notre main droite (facile ensuite de reconnaître dans Queenstown les rescapés du saut à l’élastique). Ensuite on monte dans un bus qui nous amène au milieu de nulle part où nous sommes à nouveau pesés, des fois que l’on aurait grossi durant le trajet. Ensuite petit trajet dans une sorte de téléphérique jusqu’à une plateforme suspendue entre 2 falaises. Oh ! c’est haut… Une fois attachés par les pieds, il ne reste plus qu’à sauter… Ahhhhhhhhhhh ! Boing, boing, boing. Rigolo mais court !

Trop tard pour faire demi-tour!

Nous continuons ensuite notre chemin jusqu’à Wanaka où nous cherchons un restaurant pour souper. Nous nous installons dans un bar et ne tardons pas à remarquer plusieurs choses étranges : la serveuse qui amène nos bières ne nous trouve pas et fait 2 fois le tour de la terrasse avant de nous localiser, ayant durant son trajet renversé une bonne quantité de bière dans son plateau. Personne ne vient prendre notre commande de nourriture, bien qu’il y ait une armée de serveuses qui tournent en rond comme des hélices à brasser de l’air. On apprendra plus tard que le bar a ouvert aujourd’hui même et que vraisemblablement les filles qu’ils ont engagées pour le service n’avaient jamais travaillé dans la restauration avant. A voir le temps nécessaire à la préparation de nos repas, peut-être est-ce aussi le cas du cuisinier qui doit se plonger dans ses livres de recettes. Vu que à l’inverse de certains autres clients, nous restons calme et n’insultons personne, on se voit d’abord offrir une tournée de bière, puis l’addition totale est réduite à 20$ !

Hêtre à poils, charme à dents

Te Anau – Milford Sound – Te Anau

Journée typique du circuit touristique dans le Sud de la Nouvelle-Zélande puisque nous parcourons la Milford Highway jusqu’à Milford sound (qui, comme nous l’apprendrons plus tard, est un fjord et non un détroit (sound)). C’est donc une journée type rallye photo avec de nombreux petits arrêts, si possible avant les cars et le tourisme de masse). Il fait grand beau : nous avons encore de la chance.

Mirror Lakes

Il y a beaucoup d’endroit où s’arrêter pour contempler le paysage de montagnes, lacs et rivières. Les montagnes se reflètent dans mirror lakes, que l’on a l’occasion de contempler un moment dans le calme avant l’arrivée d’un car qui vomit ses touristes. La personne qui marche en tête du groupe fraîchement arrivé tient ses mains tendues devant elle et les frappe à environ 1 Hz. On ne sait pas si c’est une tentative pour se débarrasser des sandflies, ou si c’est pour que les autres touristes du groupe ne se perdent pas.

Forêt hypnotisante

Nous sommes par contre dans un calme bien plus complet lors de notre arrêt à Gunn lake et la petite balade dans la forêt de hêtres rouges : vu qu’il s’agit d’un tour de 40 minutes, c’est hors de portée des cars. Nous apprenons ce qu’il faut savoir sur l’hêtre rouge, variété de hêtre présente uniquement en Nouvelle-Zélande (et dont l’appartenance même à la famille des hêtres semble d’ailleurs discutée), et dont les feuilles minuscules nous avaient déjà intriguées lors du Kepler track.

Croisière en bateau sur le milford sound

La route se poursuit par monts et par vaux avec de nombreux arrêts aux points de vue. Un perroquet (Kea) s’attaque à la garniture de notre voiture… Arrivés au bout de la route, nous pique-niquons dans un décor grandiose avant de faire un tour en bateau sur le fjord. Le vent est décapant, et le pont supérieur se vide très rapidement, ne laissant que les plus intrépides, dont nous faisons bien entendu partie !

Le soir, nous consultons Wikipédia pour en apprendre plus sur le faux hêtre, le nothofagus de Nouvelle-Zélande. La version française se met en quatre pour nous expliquer la différence entre les feuilles de hêtre et de charme grâce à un moyen mnémotechnique que l’on est pas prêt d’oublier. Mais c’est le but non ?

Attention aux Nazgûls

Iris Burn – Te Anau

Le trajet du jour longe une rivière au fond d’une vallée, à travers une forêt luxuriante. Il pleut et les housses sur les sacs sont aujourd’hui justifiées, mais les guêtres à neige sont encore plus déplacées ici à 180 mètres au-dessus de la mer qu’hier dans la montagne. On dépasse un groupe de scouts qui illustre parfaitement le fait que porter des shorts en Nouvelle-Zélande est une mauvaise idée : jambes écarlates (trou dans la couche d’ozone) et bouffies de piqûres. D’ailleurs à ce propos, il faut se méfier, car les sandflies sont assez diaboliques pour trouver la moindre zone de peau exposée qui serait malheureusement restée exempte de picaridin/DEET. Daniel en a fait l’expérience avec un doigt tellement boursouflé qu’on dirait qu’il appartient à la main de Maïté (pauvres anguilles). Il est d’ailleurs intéressant de noter que les sandflies demeurent mystérieusement absents de tous les documents de promotion touristique du pays. Les Kiwis claironnent d’ailleurs que l’on peut faire de la randonnée / du camping en toute quiétude vu que le pays est exempt de tout prédateur. Ceci est bien sûr totalement faux et peut être illustré par deux contre-exemples flagrants (un troisième sera mentionné plus tard…) : D’une part, comme déjà mentionné, les sandflies sanguinaires (Il est probable que la masse de sandflies présentes en NZ soit similaire à celle de tous les Kiwis (les habitants, donc), soit environ 80*4*10E6 Kg.) Deuxièmement, il semble que des attaques de Nazgûls aient été reportées le long du Kepler Track, ce qui a forcé le DOC à créer une déviation pour éviter le massacre d’un trop grand nombre de touristes. Il faut dire que l’on approche du lieu dans lequel Peter Jackson a tourné les scènes du marais des morts. Heureusement, nous nous en sortons indemnes et regagnons la voiture sans égratignures !

Qui a dit qu’il n’y avait aucun prédateur en Nouvelle-Zélande?

Soirée dans un steak house qui passe de la musique country. C’est pas aussi agaçant que la musique indonésienne, mais à la longue, ça saoule !

Apero au camping de Te Anau

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